Tire le Bouchon

Les Verres |  Indispensables des oenophiles

(par Jessica Ouellet)

 Les Verres | Indispensables des oenophiles

Le choix du verre a une incidence flagrante dans la perception des arômes d'un vin.
On cherche donc un arsenal de qualité.
Et on optimise selon ses habitudes.


Le verre parfait est transparent, mince et léger.
Le cristal est un choix judicieux parce qu'il permet une extrême minceur et conduit lentement la chaleur.

Le plomb aide à la transparence.

La boîte qui revendique la mention cristallin fait référence au pourcentage de plomb qui entre dans la composition du verre.
Pas évident de constater la différence sous les néons des magasins, mais le verre cristallin contient moins de plomb que celui en cristal.


Le cristal, ça stress les gens.

Lorsque j'en propose un à ma sœur, elle le remplace systématiquement par un verre qui, j'en suis certaine, résisterait à une chute sur un plancher de béton.
Elle oublie que le verre blanc cassé par inadvertance porte bonheur.
Si tes amis sont vraiment maladroits, il existe aussi des modèles sans pied.
C'est que les fabricants offrent plusieurs lignes. (Nous les appellerons collections.) 
Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Joie.

Les différents modèles permettent de favoriser plus ou moins :

    • le contact entre le vin et l'air
    • la perception des arômes
    • l'adoucissement des tanins pour les vins rouges, etc.

Parce que a chacun ses grands crus, Riedel, célèbre fabricant autrichien, propose même un verre qui permet d'améliorer la dégustation du coca!

Puisqu'il importe d'optimiser selon ses habitudes, optez d'abord pour des verres polyvalents.
Le Zalto "Universal" en est un bon exemple.

Verre Zalto Universal
À la maison, j’aime bien utiliser des verres fins, mais sans flafla.
Je ne suis pas fan des verres immenses ni très haut.
Les flûtes très étroites pour les bulles, ce n’est pas vraiment mon truc non plus.
Je me tourne vers les verres Riedel, qui propose différentes gammes.
Sur les étalages, vous les retrouverez facilement grâce à leur boîte noire aux arêtes rouges.
La série Ouverture est intéressante pour composer un premier arsenal de qualité.
Les prix sont accessibles et le format permet une grande polyvalence.

Côté entretien

On évite le lave-vaisselle, qui laisse des traces de savon et qui risque de rendre le verre moins neutre.
On lave donc à l'eau chaude très peu savonneuse, on rince, puis on poli tranquilou.
Astiquer un verre, c'est aussi de mettre une main sous le gobelet et non sur le pied. C'est une règle futile qui évite de nombreux pansements et de morceaux de verre dans les yeux. (Ceci n'est pas une blague!)
Dans l'armoire, on laisse le verre debout, afin d'éviter les mauvaises odeurs dans le gobelet. 

Un minimum d'étiquette

Dans la vie, il y a des moments où un savoir-faire s'impose.
Tenir un verre de vin, par exemple.
Ce n'est pas une nécessité absolue; c'est simplement plus joli.
Exit le snobisme, l’idée est simplement d’optimiser la dégustation. 

Un verre est constitué de différentes parties avec un nom bien défini.
On le tient donc par la tige ou par le pied. (Petit doigt levé en option parce que oui bon, on n'est pas au salon de thé.)
Tenir le verre par le globe est synonyme d'inévitable traces de doigts.
Et si de la nourriture accompagne le jus de raisins fermentés, c'est encore pire!
De plus, la personne qui tient son verre à pleines mains réchauffe le contenu rapidement. Bref, on évite. 

Côté dégustation, on préfère les petites gorgées aux grandes lampées.
C'est que les bonnes manières s'oublient parfois rapidement.
Si c'est un effet de l'alcool, optez pour un verre d'eau.
La principale contrainte au vin, c'est le temps.
Un peu de respect s'impose donc pour le vigneron et les quelques centaines de raisins derrière la bouteille.

Si votre prochain projet est de [re]servir les invités [et/ou] vous-même, allez-y avec modération.
Un tiers, c'est suffisant.
Et puisque le vin est avant tout un plaisir, on trinque. 

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